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Nachrichten.fr · July 19, 2026

Aide au carburant pour les navetteurs : à quelques jours de l’expiration du délai, la demande reste modérée

Paris – 19.07.2026 : À un peu plus de dix jours de l’expiration du délai de dépôt des demandes, le gouvernement français promeut à nouveau son aide au carburant destinée aux actifs ayant de longs trajets. Le versement unique de 100 euros peut encore être demandé jusqu’au 30.07.2026 via le portail de l’administration fiscale. Il ne s’adresse pas à tous les automobilistes, mais aux actifs à faibles revenus qui utilisent intensivement leur véhicule privé pour des raisons professionnelles.

Selon Franceinfo, seuls environ 40 % des personnes éligibles ont jusqu’à présent déposé une demande. Le gouvernement n’a pas publié dimanche de chiffre global officiel actualisé. Le nombre initialement élevé de demandes après l’ouverture de la procédure en ligne le 27.05.2026 ne s’est donc manifestement pas traduit par un recours généralisé au dispositif. Pour l’État, cet enjeu est politiquement important, car l’aide a été conçue comme une réponse ciblée à la hausse des prix des carburants.

Sont éligibles les personnes ayant leur domicile fiscal en France, âgées d’au moins 16 ans en 2024 et ayant perçu des revenus d’activité en 2024. Leur revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser 16 880 euros par part fiscale ; elles ne doivent par ailleurs pas avoir été assujetties à l’impôt sur la fortune immobilière. Le dispositif couvre ainsi les cinq déciles de revenus les plus bas et exclut en principe les ménages aux revenus plus élevés.

Un critère de mobilité professionnelle s’ajoute à ces conditions. Sont aidées les personnes qui parcourent quotidiennement au moins 15 kilomètres par trajet entre leur domicile et leur lieu de travail, ou qui effectuent au cours d’une année au moins 8 000 kilomètres pour des raisons professionnelles. Le véhicule doit être équipé d’un moteur thermique ou être un hybride non rechargeable sur secteur, être assuré et ne peut être ni un véhicule de fonction, ni un véhicule agricole, ni un véhicule utilitaire lourd.

Le ministère des Finances évalue le montant forfaitaire à une compensation théorique de 20 centimes par litre, sur la base d’une consommation moyenne de 500 litres sur six mois. L’aide n’est accordée qu’une seule fois par véhicule. La demande se déroule en deux étapes : un simulateur vérifie d’abord les conditions ; en cas de résultat positif, l’accès au formulaire proprement dit est activé.

Le dispositif a été créé dans le contexte des conséquences du conflit au Moyen-Orient sur les prix de l’énergie. Initialement fixée à 50 euros, l’aide forfaitaire a été doublée par le gouvernement en mai pour atteindre 100 euros, et sa période de calcul a été étendue à six mois. Le Sénat a estimé le coût total à environ 320 millions d’euros. Contrairement à une baisse générale des taxes sur les carburants, la mesure concentre l’allègement sur les salariés et les travailleurs indépendants dont la forte dépendance à la voiture est établie.

La faible participation peut avoir plusieurs causes : des critères stricts de revenus et de véhicule, le rattachement aux données fiscales et aux revenus d’activité de l’année 2024, ainsi qu’une procédure numérique qui exige d’abord une vérification préalable. Dans le même temps, cette conception limite délibérément le coût budgétaire. Le gouvernement n’a pour l’instant pas annoncé s’il prolongerait le délai au-delà du 30.07.2026.

Sources

  • Franceinfo
  • Direction générale des finances publiques
  • Ministère de l’Économie et des Finances
  • Sénat