Paris – 04.08.2026 : Pendant 42 jours, le quotidien de Julia et Roland Seitre s’est résumé à une chambre d’hôpital. Dans un entretien diffusé mardi, le couple raconte sa stricte quarantaine à l’hôpital Bichat, à Paris, après son retour d’une croisière d’expédition à bord du MV Hondius. Selon eux, médecins et soignants ne restaient personnellement auprès d’eux qu’environ dix minutes par jour.
L’isolement faisait partie des mesures de protection prises après une épidémie de hantavirus Andes à bord de ce navire battant pavillon néerlandais. Début mai, les autorités internationales avaient recensé plusieurs cas graves ; trois personnes sont mortes. En raison de la longue période d’incubation possible, les personnes contacts devaient être surveillées ou placées en quarantaine pendant une durée pouvant aller jusqu’à six semaines.
Les Seitre figuraient parmi les passagers rapatriés en France. Leur prise en charge à l’hôpital Bichat devait empêcher une éventuelle transmission de l’agent pathogène, mais elle a aussi entraîné une rupture profonde avec leur vie habituelle. Leur récit porte moins sur les interventions médicales que sur le poids silencieux de l’attente : presque aucune rencontre, des procédures strictement encadrées et l’incertitude de voir ou non apparaître des symptômes.
Le virus Andes occupe une place particulière parmi les hantavirus. Selon l’Organisation mondiale de la santé, une transmission interhumaine ne peut être exclue en cas de contact étroit et prolongé. Les autorités de plusieurs pays ont donc recensé les passagers, les membres d’équipage et d’autres personnes contacts. Selon le risque individuel, ils ont fait l’objet d’un suivi médical, d’une surveillance ou d’un isolement.
En mai, les autorités sanitaires françaises avaient ordonné des dispositions particulières pour les personnes revenant du MV Hondius. Des évaluations médicales et épidémiologiques étaient prévues ainsi que, selon le niveau de risque, une quarantaine ou un isolement. La longue période d’observation devait tenir compte du fait que les troubles peuvent apparaître avec un certain retard. Parmi les symptômes possibles figurent la fièvre, une fatigue intense, des troubles gastro-intestinaux et des difficultés respiratoires.
Pour les personnes concernées, cela signifiait que même un test initialement négatif ne permettait pas nécessairement un retour immédiat à la vie quotidienne. Les experts internationaux ont fixé le début du délai de 42 jours au 10 mai 2026. Cette durée ne résultait donc pas d’une règle hospitalière choisie librement, mais de la période maximale envisagée entre un contact possible et l’apparition de la maladie.
Le 2 juillet 2026, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé a déclaré l’épidémie terminée. Selon l’Institut néerlandais de la santé publique et de l’environnement, la plupart des passagers et des membres d’équipage avaient déjà achevé leur quarantaine le 18 juin. Pour les Seitre, cette mesure de précaution internationale s’est traduite par six semaines derrière la porte fermée d’une chambre.
Sources
- Franceinfo : Ils ont fait l’actu
- Organisation mondiale de la santé
- Ministère français de la Santé
- Centre européen de prévention et de contrôle des maladies
- Institut néerlandais de la santé publique et de l’environnement
Dieser Artikel wurde mit Hilfe künstlicher Intelligenz erstellt.