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Nachrichten.fr · August 5, 2026

Après un incendie dans une salle des fêtes : couvre-feu nocturne pour les moins de 15 ans

Amélie-les-Bains-Palalda – 04.08.2026 : La commune du sud de la France d’Amélie-les-Bains-Palalda, dans les Pyrénées-Orientales, a instauré un couvre-feu nocturne pour les enfants et adolescents non accompagnés de moins de 15 ans. Selon la mesure annoncée, ils ne sont pas autorisés à se trouver seuls dans l’espace public entre 23 heures et 6 heures. Cette décision fait suite à un incendie dans une salle des fêtes, présumé volontaire.

Selon les informations disponibles, deux mineurs âgés de dix et 13 ans seraient liés à l’incendie. Leur rôle précis, ainsi que les éventuelles conséquences pénales ou relevant de la protection de l’enfance, n’ont pas été communiqués dans l’immédiat. Aucun détail supplémentaire n’a non plus été fourni concernant l’origine du feu et les dégâts matériels. En France, des règles spécifiques s’appliquent à la responsabilité pénale des mineurs ; des mesures de protection et d’éducation peuvent également être envisagées.

Le couvre-feu concerne tous les moins de 15 ans de la station thermale, à moins qu’ils ne soient accompagnés de leurs parents ou d’une autre personne responsable. Il dépasse donc largement le cadre des deux mineurs mis en cause dans l’incendie. On ignore pour l’instant combien de temps la mesure doit s’appliquer, quelles exceptions sont prévues et comment la police ou les services municipaux en assureront le contrôle.

Cette restriction est également juridiquement sensible au regard des précédents. Dès le 27 février 2026, la maire de l’époque avait pris un arrêté instaurant un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés de moins de 15 ans. Cet arrêté devait rester en vigueur jusqu’au 31 mai et leur interdisait de se trouver dans l’espace public entre 22 heures et 6 heures. La commune l’avait justifié par de possibles troubles à l’ordre public.

Le tribunal administratif de Montpellier avait suspendu cet arrêté le 2 avril en procédure d’urgence. Selon la Ligue des droits de l’Homme, des éléments suffisants faisant état de troubles concrets susceptibles de justifier une restriction aussi étendue faisaient défaut. Le tribunal a donc estimé que cette restriction n’était ni nécessaire ni appropriée et l’a jugée disproportionnée.

La mesure désormais annoncée débute une heure plus tard que l’arrêté suspendu au printemps. L’incendie constitue en outre un motif concret, mais la mesure reste conçue de manière générale pour l’ensemble des enfants et adolescents de la tranche d’âge concernée. Il n’est pas possible de déterminer, à partir des informations publiées, si la commune a pris un nouvel arrêté assorti d’une motivation détaillée ni si des recours seront formés contre celui-ci. Pour une appréciation juridique, la durée, le champ d’application territorial et l’existence démontrable d’une situation de danger devraient être déterminants. La précédente mesure avait précisément échoué devant le tribunal administratif faute de preuves d’un tel danger général.

Sources

  • Dépêche RSS de Franceinfo
  • Ligue des droits de l’Homme : rapport sur la suspension judiciaire du précédent couvre-feu

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