Saint-Jean-d’Illac – 29.07.2026 : Lors des graves incendies de forêt en Gironde, des agriculteurs soutiennent les équipes d’intervention par des transports d’eau et des engins lourds. Des tracteurs équipés de citernes d’eau, des pick-up avec remorques et des camions-citernes acheminent de l’eau d’extinction vers des secteurs d’intervention près de Saint-Jean-d’Illac, Audenge et Marcheprime. Ils soulagent ainsi les pompiers, dont les véhicules de lutte contre l’incendie devraient autrement parcourir de longues distances jusqu’aux points de prélèvement d’eau dans ces vastes zones sinistrées.
Les bénévoles ne participent toutefois pas de manière autonome à la lutte contre les incendies. Ils livrent de l’eau à des points de relais définis ou mettent du matériel à disposition lorsque la direction des opérations le demande. Les véhicules de lutte contre l’incendie peuvent ainsi être remplis plus rapidement et rester plus longtemps directement au contact du feu. Selon des informations provenant de la zone sinistrée, des entreprises du secteur de la construction mettent également des machines et des véhicules à disposition.
Le ministère français de l’Agriculture avait souligné le 27 juillet que la mobilisation devait être strictement coordonnée. Les volontaires devaient se déclarer au préalable auprès de la chambre d’agriculture de la Gironde et y enregistrer leurs coordonnées ainsi que des informations sur les équipements disponibles. Cette procédure vise à protéger les bénévoles et à garantir que les pompiers et les services de secours puissent utiliser les moyens proposés là où ils sont réellement nécessaires.
Dès le 28 juillet, la chambre d’agriculture a indiqué qu’aucun volontaire supplémentaire n’était nécessaire pour le moment. Plus de 500 personnes se seraient manifestées en quelques heures. Les bénévoles déjà enregistrés ont également été invités à ne se rendre en aucun cas de leur propre initiative dans les zones touchées. Ils ne doivent intervenir que sur demande de la DFCI, chargée de la défense des forêts contre les incendies, ou du service d’incendie et de secours.
Les exploitations agricoles prennent surtout en charge une partie de l’approvisionnement en eau. Leurs citernes peuvent être remplies dans des puits autorisés et d’autres points de prélèvement approuvés, puis acheminées à proximité des lieux d’intervention. Les déplacements spontanés de bénévoles privés pourraient en revanche bloquer les voies d’accès, entraver les secours et exposer davantage des personnes à des situations confuses.
Les incendies mobilisent également la police et la protection civile dans une large mesure. La préfecture et les forces de sécurité coordonnent les évacuations, les restrictions de circulation et la protection des zones menacées. Selon la gendarmerie, 440 gendarmes, dont des unités mobiles, étaient déployés en Gironde. Un hélicoptère, des drones et des moyens maritimes, qui ont soutenu les évacuations dans la zone côtière, s’y ajoutaient.
Les agriculteurs, viticulteurs et exploitations enregistrés restent désormais disponibles comme réserve. La chambre d’agriculture considère le grand nombre de signalements comme le signe d’une forte volonté d’aide, mais insiste sur des circuits d’intervention clairs. Selon elle, les élevages du département étaient en sécurité le 28 juillet.
Sources
- Ministère français de l’Agriculture
- Chambre d’agriculture de la Gironde
- Gendarmerie nationale
- Franceinfo
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