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Nachrichten.fr · July 15, 2026

Des organisations palestiniennes lancent une campagne sur les violences sexuelles en détention israélienne

Ramallah – 14.07.2026 : Des organisations palestiniennes de défense des prisonniers et d’anciens détenus ont lancé à Ramallah une campagne internationale contre les violences sexuelles en détention israélienne. Les initiateurs souhaitent documenter les témoignages des personnes concernées, fournir une assistance juridique et favoriser les enquêtes. Cette initiative fait suite aux récits d’anciens prisonniers concernant des agressions lors d’interrogatoires et de périodes de détention. Les accusations visent des établissements de l’armée israélienne, de la police et de l’administration pénitentiaire.

Selon les organisateurs, plusieurs associations palestiniennes de défense des droits humains et de soutien aux prisonniers participent à l’initiative. Elles demandent la fin de l’impunité ainsi que des enquêtes indépendantes. La campagne poursuit donc d’abord un objectif documentaire et politique : les témoignages individuels doivent être systématiquement préservés et rendus accessibles aux institutions internationales. Mardi, les organisateurs n’ont présenté aucun nombre total de victimes présumées qui puisse être vérifié publiquement.

Ces accusations ne sont toutefois pas isolées. Le dernier rapport annuel du secrétaire général de l’ONU sur les violences sexuelles liées aux conflits indique que les Nations unies ont vérifié, en 2025, plusieurs cas de violences sexuelles contre des hommes, des femmes et des mineurs palestiniens. Selon le rapport, les violations se sont principalement produites en détention et lors d’interrogatoires. Il cite des camps militaires, des prisons de l’administration pénitentiaire israélienne et un poste de police.

L’ONU a ainsi documenté des violences contre 14 hommes, sept femmes, neuf garçons et une fille originaires de la bande de Gaza et de Cisjordanie. Ces chiffres concernent des cas individuels vérifiés et ne permettent pas de tirer une conclusion directe sur l’ampleur totale des agressions possibles. Le rapport souligne également que les personnes concernées ne peuvent souvent pas parler des mauvais traitements en raison de menaces, de l’absence d’accès à une assistance juridique et de la dépendance particulière liée à la détention.

Israël a rejeté à plusieurs reprises des accusations comparables, les qualifiant d’infondées ou de politiquement motivées. Dans de précédentes déclarations, l’administration pénitentiaire israélienne a affirmé que les détenus étaient traités conformément au droit en vigueur et bénéficiaient de soins médicaux. En mars 2026, la justice militaire israélienne a classé une procédure contre cinq soldats accusés d’avoir maltraité un détenu palestinien dans le camp militaire de Sde Teiman. La rapporteuse spéciale de l’ONU sur la torture a alors demandé des explications sur cette décision.

En droit international, la torture, le viol et toute autre forme de violence sexuelle contre les prisonniers sont interdits sans exception. L’impact politique de la nouvelle campagne dépendra donc de sa capacité à obtenir, au-delà des témoignages, des éléments de preuve solides, ainsi que de la possibilité pour les autorités israéliennes, les organisations internationales et les tribunaux d’examiner les accusations de manière indépendante. Cette affaire touche également à une question centrale de la guerre à Gaza : le contrôle des conditions de détention dans un conflit où les deux parties dénoncent de graves violations du droit international humanitaire.

Sources

  • Franceinfo
  • Palestinian Prisoners’ Society
  • Nations unies : rapport du secrétaire général sur les violences sexuelles liées aux conflits 2026
  • Nations unies : rapporteuse spéciale sur la torture
  • Associated Press

Artikel mit Hilfe künstlicher Intelligenz erstellt (Transparenzhinweis im Sinne von Artikel 50 der Verordnung (EU) 2024/1689 – EU AI Act).