À l’exception des cerises, plus rares sur les étals en raison du gel au printemps, la plupart des fruits et légumes vendus en France ont retrouvé un niveau proche de celui d’avant la pandémie, selon l’association Familles rurales dans son rapport annuel publié vendredi.
Une baisse des prix d’environ 8 % en un an
“Après une année record 2020 en termes de prix, la plupart des produits de notre panier sont revenus à des tarifs proches de ceux de 2019”, rapporte l’association de défense des consommateurs dans un communiqué de presse. “À l’exception des cerises, les prix ont globalement diminué de -8 % entre juin 2020 et juin 2021 (-4 % pour les fruits et -11,5 % pour les légumes)”, précise Familles rurales.
En détail, les prix des fruits biologiques ont globalement chuté de 5 %, tandis que ceux des fruits conventionnels ont baissé de 3 %. Cependant, pour les abricots – qui ont également souffert du gel – et les pommes, une augmentation notable des prix est observée (+18 % et +9 % respectivement). Les melons, en revanche, ont vu leur prix diminuer de 21 %. Du côté des légumes, les prix des produits BIO ont baissé de 5 % et ceux des légumes conventionnels de 18 %.
Un “chèque fruits et légumes” pour les plus démunis ?
Familles rurales a réalisé, du 15 au 30 juin, 111 relevés de prix dans les hypermarchés, supermarchés, discounters et magasins bio, grâce à une équipe de 83 « observateurs consommateurs » répartis dans 38 départements. Le calcul repose sur un panier comprenant huit fruits (pomme, melon, abricot, fraise, pêche, banane, citron, pastèque) et dix légumes (aubergine, carotte, courgette, haricot vert, laitue, poivron vert, pomme de terre, tomate grappe, concombre, oignon jaune).
Face à certains prix qui “atteignent de nouveaux sommets” et au pouvoir d’achat réduit, l’association recommande de privilégier les produits “accessibles au plus grand nombre” (carottes, courgettes, bananes, concombres, etc.) et “de ne surtout pas renoncer à une alimentation saine”. Familles rurales appelle également les pouvoirs publics à instaurer un “chèque fruits et légumes” destiné aux plus démunis.