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Nachrichten.fr · August 3, 2026

Gabriel Attal réclame une action plus ferme contre les installations illicites

Paris – 03.08.2026 : Gabriel Attal a annoncé une action plus ferme contre les installations illicites de gens du voyage. Dans un entretien accordé au Figaro, l’ancien Premier ministre a déclaré que tous les modes de vie devaient respecter les lois de la République. Il entend intégrer ce sujet à son programme pour l’élection présidentielle de 2027. Les informations publiées jusqu’à présent sur cet entretien ne précisent toutefois pas quelles mesures supplémentaires il proposerait.

Le débat porte sur l’utilisation temporaire de terrains publics ou privés sans l’accord des propriétaires ou des autorités compétentes. Ces situations concernent surtout les communes et les préfectures, qui doivent concilier droits de propriété, ordre public et obligations légales relatives aux aires d’accueil et de grand passage adaptées. L’initiative d’Attal concerne donc un domaine dans lequel les sanctions de l’Etat et les obligations des collectivités locales sont étroitement liées.

Le Parlement examine déjà une initiative législative correspondante. Le 10 février 2026, le Sénat a adopté par 235 voix contre 101 un projet de loi visant à lutter contre les installations illicites de gens du voyage et l’a transmis à l’Assemblée nationale. Le texte doit réviser les règles d’accueil des groupes itinérants et donner aux autorités des moyens supplémentaires pour agir contre les occupations illégales. Le 3 août, la procédure législative n’était pas encore achevée.

Selon le Sénat, près de 1 300 passages de grands groupes et plus de 500 installations illicites sont recensés chaque année en France. Ces données administratives reflètent des situations particulières et ne permettent pas de tirer des conclusions sur l’ensemble des gens du voyage. Le projet de loi associe donc les moyens d’intervention envisagés à la question de savoir si des aires d’accueil suffisamment utilisables sont disponibles dans les territoires concernés.

Les autorités peuvent déjà intervenir en vertu du droit en vigueur. L’occupation collective d’un terrain sans autorisation est réprimée pénalement depuis la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003. Les communes et les établissements publics de coopération intercommunale peuvent, sous certaines conditions, interdire le stationnement des caravanes en dehors des aires désignées. En cas d’infraction, ils peuvent demander à la préfecture une mise en demeure d’évacuation ; son exécution doit respecter les exigences légales et peut faire l’objet d’un contrôle judiciaire.

Avec cette annonce, Attal donne très tôt une orientation à sa campagne pour 2027, sans avoir pour l’instant présenté son propre dispositif réglementaire. Sur le plan politique, il reprend une demande récurrente des élus locaux en faveur de procédures plus rapides. Dans le même temps, l’Etat reste tenu de garantir les conditions d’accueil prévues par la loi. Le principal point de référence parlementaire reste pour l’heure le texte adopté par le Sénat et transmis à l’Assemblée nationale.

Sources

  • Franceinfo
  • Sénat

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