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Nachrichten.fr · July 8, 2026

Gers : les déclarations contradictoires de Jérôme Barella lors de la première garde à vue pèsent sur l’enquête

Fleurance – 08.07.2026 : Dans la procédure d’enquête sur la mort de la fillette de onze ans Lyhanna, originaire du département du Gers, les procès-verbaux de la première garde à vue dressent le portrait de déclarations fortement fluctuantes du principal suspect Jérôme Barella. L’homme de 41 ans avait été arrêté le lendemain de la disparition de la fillette. Selon des articles concordants des médias, il a dans les premiers interrogatoires fin mai modifié à plusieurs reprises sa version des faits et orienté les enquêteurs vers des pistes secondaires qui ne se sont pas confirmées. Le parquet d’Auch a évoqué des déclarations qui ont considérablement compliqué les investigations.

D’après franceinfo et des titres régionaux, Barella a d’abord livré un récit lapidaire dans lequel il niait toute responsabilité immédiate. Lors d’autres interrogatoires, des récits divergents ont suivi concernant les chronologies et les lieux. Les enquêteurs ont jugé certains indices délibérément trompeurs, car ils ne concordaient pas avec les analyses des données téléphoniques et les premiers témoignages. D’après l’entourage des juges d’instruction, ces allers-retours ont tôt donné l’impression que le suspect cherchait à orienter le sens des investigations.

L’affaire a suscité en quelques jours une forte émotion dans le sud-ouest de la France. Après la déclaration de disparition, la gendarmerie et des bénévoles ont lancé des recherches auxquelles de nombreux habitants de Fleurance et des communes alentour ont participé. Parallèlement, l’examen technique des données mobiles et vidéo a commencé. Sur cette base, selon les comptes rendus, l’attention s’est rapidement tournée vers l’homme de 41 ans déjà connu des services de police. Barella a été mis en examen pour meurtre et viol ; il est placé en détention provisoire. La présomption d’innocence demeure pour l’inculpé.

Le parquet d’Auch coordonne l’enquête en collaboration avec la gendarmerie. Il s’agit notamment de reconstituer précisément le dernier trajet connu de l’enfant, de vérifier les déclarations contradictoires et d’examiner d’éventuels antécédents de comportement violent du mis en cause. Les médias évoquent également des vérifications internes visant à déterminer si les alertes des autorités du passé ont été suivies de manière systématique. Officiellement, les enquêteurs se montrent réservés afin de ne pas compromettre le déroulement de l’instruction.

L’affaire met de nouveau en lumière les pratiques opérationnelles en phase précoce de disparition : les enquêteurs doivent contrôler rapidement les déclarations au regard des éléments matériels, afin de repérer les changements de pistes et d’affecter les moyens de recherche de manière ciblée. La protection des victimes joue aussi un rôle, notamment dans l’accompagnement des proches et la communication sur l’état d’avancement des investigations. Selon des sources judiciaires, la date à laquelle d’autres éléments sur le déroulement des faits et le mobile seront disponibles dépend d’expertises et d’auditions encore en attente.

Sources

  • franceinfo
  • Le Dauphiné Libéré
  • La Dépêche
  • Le Monde