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Nachrichten.fr · August 6, 2026

Haka sous l’Arc de Triomphe : des marins néerlandais font passer un message à la veille de la fête nationale

Paris – 14.07.2026 : Devant l’Arc de Triomphe, un haka a retenti lundi. Des militaires des territoires français d’outre-mer, appartenant à la 9e brigade d’infanterie de marine, ont exécuté cette forme rituelle de chant et de danse maorie sur la place Charles-de-Gaulle. Quelques heures avant le défilé militaire à l’occasion de la fête nationale française, le lieu, habituellement marqué par la circulation et la monumentalité, a ainsi acquis un langage corporel inattendu et concentré.

Dans la culture maorie de Nouvelle-Zélande, le haka est bien plus qu’un cri de guerre sportif, sous lequel il s’est surtout fait connaître en Europe à travers les matchs de rugby. Ses formes peuvent exprimer l’accueil, l’estime et la cohésion, mais aussi le défi et la détermination. La voix, le rythme, les frappes de pieds, les gestes et le regard forment un tout. C’est précisément cette concentration qui a rendu la prestation à l’ombre de l’Arc de Triomphe si impressionnante.

La 9e brigade d’infanterie de marine, ou 9e BIMa, est stationnée à Poitiers et est considérée au sein de l’armée de terre comme spécialiste des opérations amphibies. L’appellation « infanterie de marine » renvoie à une longue tradition française ; il s’agit toutefois d’une formation de l’armée de terre et non de la marine. Pour le défilé du 14 juillet, la brigade devait participer avec du personnel et des véhicules à la partie motorisée de la parade.

Le fait que des militaires des territoires d’outre-mer exécutent le haka met également en lumière une dimension souvent négligée des forces armées françaises : les liens entre la République sur le continent européen et ses territoires dans les Caraïbes, l’océan Indien, le Pacifique et l’Amérique du Sud. La scène ne misait pas sur une légèreté folklorique. Elle montrait discipline et solidarité, sans effacer entièrement la spécificité d’une forme d’expression culturelle.

Selon le ministère de la Défense, le 14 juillet 2026 était placé sous le signe de l’éveil stratégique de l’Europe. Plus de 6 000 militaires et des délégations de 36 États étrangers devaient être présents sur les Champs-Élysées. Le défilé devait rendre visible la cohésion entre les forces terrestres, l’appui aérien, la reconnaissance et la logistique — une démonstration militaire dans un décor grandiose.

Sur cet arrière-plan strictement chorégraphié, le haka a agi comme une brève rupture avec la géométrie habituelle du défilé. L’Arc de Triomphe, lui-même monument de la mémoire nationale, est devenu la scène d’une tradition dont la force naît de la voix et du mouvement collectifs. Ce fut un moment qui a montré que la représentation nationale ne se compose pas seulement d’uniformes, de drapeaux et de pas cadencés, mais aussi des récits complexes de ceux qui les portent.

Sources

  • Franceinfo
  • Ministère des Armées et des Anciens combattants
  • Armée de Terre

Artikel mit Hilfe künstlicher Intelligenz erstellt (Transparenzhinweis im Sinne von Artikel 50 der Verordnung (EU) 2024/1689 – EU AI Act).