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Nachrichten.fr · July 16, 2026

Huit pourvois en cassation dans l’affaire des assistants européens du FN

Paris – 15.07.2026 : Dans l’affaire des assistants d’anciens députés européens du Front National, soupçonnés d’avoir été financés à des fins non conformes, huit pourvois en cassation ont jusqu’à présent été formés. Parmi les requérants figurent Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement National à l’Assemblée nationale, ainsi que Julien Odoul, député du département de l’Yonne et porte-parole du parti. Une partie de la procédure est ainsi de nouveau portée devant la plus haute juridiction pénale française après l’arrêt d’appel.

La chambre des appels de la cour d’appel de Paris avait reconnu coupables, le 7 juillet, douze prévenus ayant contesté le jugement de première instance. Selon la cour, un système avait été mis en place permettant au Parlement européen de prendre en charge la rémunération d’assistants parlementaires, alors que ceux-ci exerçaient en réalité des activités pour le parti national et sans lien avec le mandat du député européen concerné.

La cour a évalué le préjudice subi par le Parlement européen à 2,8 millions d’euros et a condamné les personnes reconnues coupables à indemniser ce préjudice financier. Elle a prononcé des peines d’emprisonnement, des amendes et des peines complémentaires, notamment des interdictions d’éligibilité. La chambre a également prononcé des relaxes pour certaines périodes, estimant que les conditions de l’infraction concernée n’étaient pas réunies. La décision s’est ainsi révélée plus nuancée que le jugement de première instance du 31 mars 2025.

Julien Odoul a été condamné en appel à huit mois d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’à une interdiction d’éligibilité d’un an avec sursis. Son mandat à l’Assemblée nationale demeure donc en vigueur. La cour a qualifié son ancienne activité d’assistant parlementaire de l’ancienne députée européenne FN Mylène Troszczynski de recel de détournement de fonds publics. Selon les constatations de la justice, il travaillait en réalité pour l’entourage de Marine Le Pen entre octobre 2014 et juillet 2015.

Marine Le Pen fait également partie des prévenus en appel qui ont désormais saisi la Cour de cassation. Un pourvoi en cassation n’ouvre pas une troisième instance sur les faits. La Cour de cassation examine essentiellement si la juridiction précédente a correctement appliqué le droit, respecté les règles de procédure et suffisamment motivé sa décision sur le plan juridique. Si l’arrêt est cassé, l’affaire peut en principe être renvoyée devant une autre cour d’appel.

Le procureur général près la cour d’appel de Paris a déclaré le 15 juillet ne pas former lui-même de pourvoi en cassation contre l’arrêt du 7 juillet. Pour les huit requérants, la procédure reste néanmoins importante tant sur le plan politique que juridique. Elle concerne non seulement des sanctions pénales individuelles, mais aussi l’appréciation judiciaire du financement d’activités partisanes par des fonds du Parlement européen. Aucune date de décision de la Cour de cassation n’a encore été annoncée.

Sources

  • Cour d’appel de Paris
  • Franceinfo
  • Le Monde
  • LCP – Assemblée nationale
  • Europe 1

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