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Nachrichten.fr · August 6, 2026

La fumée des feux de forêt menace la santé bien au-delà des zones incendiées

Bordeaux – 25 juillet 2026 : D’importants incendies de forêt et de végétation en Gironde et dans le département des Landes attirent à nouveau l’attention sur les risques sanitaires liés à la fumée. Selon le ministère français de l’Intérieur, plus de 50 000 hectares ont brûlé dans tout le pays depuis le début de l’année ; le 24 juillet, 32 incendies étaient en cours en France. Les panaches de fumée transportés par le vent peuvent parcourir des centaines de kilomètres et atteindre ainsi des zones qui ne sont pas directement menacées par les flammes elles-mêmes.

La principale exposition provient des particules fines. Le monoxyde de carbone, les oxydes d’azote, les composés organiques volatils et d’autres substances produites lors de la combustion de la végétation sont également concernés. Atmo France renvoie aux recommandations scientifiques de l’agence sanitaire française Anses : les incendies de végétation peuvent considérablement dégrader la qualité de l’air, même à grande distance. Le niveau d’exposition dépend notamment de la direction du vent, de l’intensité du feu, du matériau combustible et des conditions météorologiques.

Les particules fines de tailles PM2,5 et PM10 pénètrent profondément dans les voies respiratoires. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les particules particulièrement petites peuvent même entrer dans la circulation sanguine. Les effets à court terme peuvent inclure des picotements aux yeux, une irritation de la gorge, de la toux, des maux de tête et un essoufflement. En cas d’exposition plus élevée, la fonction pulmonaire peut diminuer ; les bronchites et les crises d’asthme peuvent être plus fréquentes, tout comme l’aggravation de maladies cardiovasculaires existantes.

Les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes souffrant d’asthme, de maladies pulmonaires chroniques ou de problèmes cardiaques doivent faire particulièrement attention. Même une exposition temporaire à la fumée peut déclencher ou aggraver des symptômes chez ces groupes. Toute personne ressentant un essoufflement, une toux persistante, des douleurs thoraciques, un malaise important ou une aggravation inhabituelle d’une affection existante devrait demander un avis médical. En cas de symptômes graves, les services d’urgence en France doivent être contactés au 15.

Lorsque la fumée est visible ou que des alertes officielles ont été émises, il est conseillé de réduire le temps passé à l’extérieur et de reporter le sport ainsi que les travaux physiques en plein air. Les fenêtres et les portes doivent rester fermées tant que l’air extérieur est fortement pollué. L’aération ne doit reprendre qu’une fois que la qualité de l’air locale s’est améliorée. Le tabagisme, les bougies, les bâtons d’encens et les feux de bois peuvent encore augmenter l’exposition à l’intérieur.

À proximité immédiate d’un incendie, le ministère de l’Intérieur conseille également de couvrir la bouche et le nez avec un chiffon humide et de suivre les instructions des secours. En dehors des zones d’incendie, les relevés des réseaux régionaux de surveillance de la qualité de l’air et les annonces des préfectures fournissent des indications. Comme les conditions de vent et de fumée peuvent changer rapidement, les mesures de protection doivent être continuellement adaptées à la situation locale.

Sources

  • Ministère français de l’Intérieur
  • Atmo France
  • Organisation mondiale de la Santé
  • Franceinfo

Artikel mit Hilfe künstlicher Intelligenz erstellt (Transparenzhinweis im Sinne von Artikel 50 der Verordnung (EU) 2024/1689 – EU AI Act).