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Nachrichten.fr · July 30, 2026

L’Assemblée nationale a définitivement adopté le droit à l’aide à mourir

Paris – 15.07.2026 : L’Assemblée nationale a mis fin au différend parlementaire concernant l’aide à mourir en adoptant définitivement le projet de loi correspondant. La France dispose ainsi pour la première fois d’un cadre juridique pour l’aide à mourir active. La décision finale a été prise au Palais-Bourbon après que le Sénat eut auparavant de nouveau rejeté le texte. Grâce au dernier mot des députés prévu par la Constitution, l’Assemblée nationale a pu approuver définitivement le projet de loi.

Le texte ne crée pas un droit général à l’euthanasie. L’accès ne doit être ouvert qu’aux personnes majeures ayant la nationalité française ou résidant en France de manière permanente et légale. Elles doivent souffrir d’une maladie grave et incurable, se trouver à un stade avancé ou terminal et s’attendre à un décès à court ou moyen terme. En outre, la loi exige l’existence de souffrances physiques ou psychiques qui ne peuvent être efficacement soulagées ou que les patients eux-mêmes considèrent comme insupportables.

Une autre condition reste la pleine capacité de discernement et de décision au moment de la demande. La volonté doit être exprimée personnellement, librement et de manière éclairée. Les mineurs ainsi que les personnes dont la capacité de discernement est fortement altérée sont exclus. Les directives médicales anticipées ou une volonté exprimée antérieurement ne remplacent pas la demande actuelle. Le législateur respecte ainsi le principe selon lequel la décision concernant sa propre mort ne peut être prise par un représentant.

La procédure comporte plusieurs étapes. Un médecin examine la demande et consulte d’autres professionnels de santé ; la décision ne doit donc pas dépendre d’une seule personne. Après l’examen, un délai d’attente est prévu, à l’issue duquel la personne concernée doit confirmer une nouvelle fois sa volonté. Elle peut retirer sa demande jusqu’au dernier moment. La substance létale doit en principe être administrée par la personne concernée elle-même. Ce n’est que si cela est physiquement impossible qu’elle peut être administrée par un médecin ou un soignant.

Les débats parlementaires ont duré plusieurs années et ont en outre été interrompus par la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024. Deux positions se sont opposées sur le fond : les partisans ont souligné l’autodétermination et la limitation de souffrances impossibles à maîtriser. Les opposants ont invoqué le devoir de protéger les malades vulnérables, les personnes âgées et les personnes handicapées, ainsi que l’accès encore inégal à la médecine palliative.

Parallèlement à la réglementation de l’aide à mourir, une loi distincte visant à améliorer l’accès à l’accompagnement et aux soins palliatifs avait déjà été promulguée en mai 2026. La séparation des deux textes avait une importance politique : elle devait souligner que l’élargissement des prestations palliatives n’est pas considéré comme une alternative, mais comme une mission sociale autonome. Le projet de loi désormais définitivement adopté doit encore suivre une procédure supplémentaire avant sa promulgation.

Pour la France, cette décision représente un changement fondamental du cadre juridique en fin de vie. La règle Claeys-Leonetti alors en vigueur autorisait, dans des conditions strictes, notamment le refus de mesures prolongeant la vie et une sédation profonde et continue jusqu’au décès. La nouvelle réglementation va plus loin, car elle garantit l’accès à une substance létale sous des conditions matérielles et procédurales strictes.

Sources

  • Assemblée nationale
  • Sénat
  • Legifrance
  • Franceinfo

Dieser Artikel wurde mit Hilfe künstlicher Intelligenz erstellt.