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Nachrichten.fr · August 5, 2026

Le Parlement décide de l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans

Paris – 21.07.2026 : Mardi, le Parlement français décidera définitivement d’une loi visant à interdire aux enfants et adolescents de moins de 15 ans l’accès aux réseaux sociaux. Une commission mixte composée de députés et de sénateurs avait convenu lundi d’un texte commun. Le Sénat votera d’abord, puis l’Assemblée nationale. L’adoption est attendue, mais seuls ces deux votes concluraient la procédure parlementaire.

Le compromis prévoit une interdiction générale, et non seulement une liste de plateformes particulièrement risquées gérée par une autorité de régulation. À partir du 1er septembre 2026, les moins de 15 ans ne pourraient donc plus ouvrir de nouveaux comptes sur les réseaux sociaux concernés. Pour les comptes utilisateurs déjà existants, une période transitoire de quatre mois est prévue, selon la chaîne parlementaire LCP. Par conséquent, l’adaptation pratique ne serait pas entièrement achevée au début de l’année scolaire.

Le contrôle de l’âge est au cœur de la mise en œuvre. Les plateformes devraient déterminer de manière fiable si un utilisateur a atteint l’âge minimum requis, sans devoir conserver directement des données d’identification complètes. Depuis avril, le ministère de l’Économie travaille avec des entreprises de plateformes, des prestataires de services techniques et des autorités sur des procédures de détermination de l’âge. Le gouvernement considère de tels systèmes comme une condition nécessaire à la limite d’âge numérique prévue de 15 ans.

La simple indication d’une date de naissance ne devrait pas suffire. Fin avril, la Commission européenne a constaté à titre préliminaire que les mesures prises par Meta sur Facebook et Instagram n’empêchaient pas efficacement l’accès des moins de 13 ans. Lors de la création d’un compte, les utilisateurs pouvaient indiquer une fausse date de naissance sans que son exactitude soit suffisamment vérifiée. Ce problème explique pourquoi la France exige une solution technique plus robuste.

Du point de vue de la protection des données, le projet est toutefois exigeant. L’autorité française de protection des données, la CNIL, met depuis longtemps en garde contre les procédures transmettant directement aux plateformes des copies de pièces d’identité ou des données biométriques. L’autorité soutient le recours à des prestataires indépendants de services de vérification, qui confirmeraient seulement à une plateforme qu’une personne a atteint la limite d’âge. Un tel modèle devrait éviter que le réseau social ne connaisse simultanément l’identité et le comportement d’utilisation.

Sur le plan du droit européen également, Paris a dû apporter des modifications. Le 7 juillet, la Commission européenne a contesté certaines parties d’un précédent projet français, les jugeant incompatibles avec la législation européenne sur les services numériques, le Digital Services Act. Le Sénat a donc déclaré que son approche, fondée sur une liste de réseaux interdits, n’avait pas été rejetée en principe par Bruxelles. L’accord désormais conclu vise au contraire une interdiction générale et reporte l’épreuve décisive sur son application juridiquement solide et respectueuse des données.

Si la loi était définitivement adoptée le 21 juillet, la France ne serait pas automatiquement prête sur le plan technique. Le délai jusqu’au 1er septembre est court et les plateformes doivent mettre en place des procédures efficaces contre les fausses déclarations, respecter les prescriptions européennes et garantir la protection des données personnelles. La décision politique concernant la limite d’âge serait ainsi prise ; son application pratique ne commencerait qu’ensuite.

Sources

  • Sénat
  • Assemblée nationale – LCP
  • Ministère de l’Économie et des Finances
  • Commission européenne
  • CNIL

Dieser Artikel wurde mit Hilfe künstlicher Intelligenz erstellt.