Paris – 01.07.2026 : Le taux du produit d’épargne réglementé par l’État Livret A pourrait augmenter au 1er août 2026. Selon des informations en provenance des autorités de supervision, la récente hausse des prix indique que l’ajustement semestriel pourrait apporter un léger relèvement. Sont déterminants les données d’inflation disponibles jusqu’à la mi-juillet ainsi que les taux du marché monétaire à court terme, qui entrent dans la formule de calcul. La Banque de France transmettra à ce sujet mi-juillet une recommandation au ministère de l’Économie, qui fixe le taux par décret.
Le taux du Livret A avait été abaissé en février 2026 à 1,50 %. Depuis, certains indicateurs, dont l’indice des prix à la consommation hors tabac, sont de nouveau légèrement orientés à la hausse. Dans les scénarios de marché circule ainsi une fourchette d’environ 1,60 à 1,80 %. La concrétisation dépendra des données définitives de juin et de l’évolution du marché monétaire. Le gouvernement n’est pas strictement lié à la formule, mais il la suit le plus souvent de près en pratique afin d’assurer la prévisibilité pour les épargnants et les acteurs du financement.
Le Livret A est en France le produit d’épargne le plus répandu, avec un rendement garanti par l’État et une exonération fiscale des revenus. Les dépôts sont majoritairement affectés à la Caisse des Dépôts, qui refinance notamment le logement social. Une hausse des taux toucherait donc deux versants : elle améliorerait le rendement des ménages, mais augmenterait en même temps les coûts de refinancement des projets de logement et des collectivités. Les représentants du secteur anticipent, en cas d’augmentation sensible, des réallocations à court terme entre le Livret A, le LEP lié aux revenus et les contrats d’assurance-vie classiques en fonds euro.
Pour les clientes et clients, le calendrier reste clair : après la recommandation de la Banque de France, le ministère de l’Économie devrait publier le décret encore en juillet, afin que le nouveau taux s’applique au 1er août. Les banques et les caisses d’épargne informent en général automatiquement leur clientèle des ajustements de taux ; les intérêts du Livret A sont calculés au jour le jour, de sorte qu’une hausse produira ses effets sur les nouveaux mouvements de solde à compter de la date d’effet. Ceux qui prévoient des besoins de liquidité devraient vérifier attentivement les dates de valeur et les communications de leur établissement bancaire.
Indépendamment du prochain ajustement, le débat de fond sur les orientations structurelles demeure : comment concilier la protection des petits épargnants et les besoins de financement des missions publiques ? Le sujet devrait resurgir avec la recommandation à venir. Une chose est sûre : la décision de juillet posera les jalons pour le second semestre — pour les ménages, pour le logement et pour les coûts de refinancement du secteur public.
Sources
- Service-public (Ministère de l’Économie et des Finances)
- France-Épargne
- ADCF / Caisse des Dépôts
- Economiematin
- Comparabanques
- franceinfo