Mascate – 05.08.2026 : selon des représentants régionaux, l’Iran et Oman ont réalisé des progrès vers un accord sur la réouverture du détroit d’Ormuz. Le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé mardi la tenue de discussions, sans toutefois donner ni calendrier contraignant ni détails sur le contenu d’un éventuel accord. Depuis Mascate, il a été indiqué que les négociations devaient garantir un nouveau cessez-le-feu entre Washington et Téhéran tout en remettant le trafic des navires marchands dans le détroit sur une trajectoire prévisible.
Un arrangement limité dans le temps, initialement prévu pour 60 jours et susceptible d’être prolongé à la demande d’Oman, est envisagé. Cette construction serait davantage un protocole de sécurité qu’un compromis politique : elle doit organiser les passages, prévenir les incidents en mer et maintenir ouvert un canal direct entre les parties au conflit. Elle ne s’accompagne pas d’un accord global sur le programme nucléaire iranien ou sur la confrontation américano-iranienne.
L’urgence de ces contacts s’explique par l’escalade des dernières semaines. Fin juillet, les États-Unis ont frappé des cibles iraniennes après qu’une attaque de missiles contre des forces américaines eut, selon la version américaine, été déjouée. Dans le même temps, les affrontements se sont étendus à l’Irak et à la navigation en mer Rouge. L’Arabie saoudite a participé avec les États-Unis à des attaques contre des milices liées à l’Iran en Irak ; les Houthis ont de leur côté revendiqué des attaques de drones contre des installations et des pétroliers importants pour les exportations pétrolières saoudiennes.
Hormuz est donc bien plus qu’une voie maritime régionale. Avant la guerre, environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié échangés dans le monde transitait par le passage entre l’Iran et Oman. Toute interruption augmente les tarifs de fret, les primes d’assurance et les coûts des détours ; elle affecte aussi bien les acheteurs asiatiques que les raffineries européennes et les marchés de l’énergie déjà tendus. Le prix du pétrole a récemment réagi avec sensibilité aux informations sur les attaques, les fermetures et une éventuelle désescalade.
Sur le plan politique, un accord constituerait également un succès pour Oman, qui se positionne depuis des années comme médiateur discret entre Téhéran et Washington. Pour l’Iran, une reprise contrôlée du passage offrirait la possibilité de préserver son influence sur le détroit sans devoir assumer seul les conséquences économiques d’un blocage durable. Les États-Unis, eux, auraient intérêt à rétablir la liberté de navigation sans devoir déclencher une nouvelle intervention militaire ouverte.
Les négociations restent toutefois dépendantes de la situation militaire. Depuis des mois, l’Iran réclame un droit de regard sur les conditions de transit, tandis que Washington et ses partenaires revendiquent la libre circulation internationale. Aucune annonce officielle du résultat n’avait encore été faite tôt mercredi matin.
Sources
- Associated Press
- Axios
- Nations unies
Autres grands titres internationaux
- L’Iran et Oman font état de progrès vers un accord concernant le détroit d’Ormuz
- Les États-Unis et l’Arabie saoudite ont étendu leurs attaques contre des milices en Irak
- Le Venezuela recense plus de 5 500 morts après les séismes de juin
- Le PNUD estime les dégâts des séismes au Venezuela à 6,7 milliards de dollars américains
- Les soins de santé dans les régions côtières du Venezuela entrent dans une phase de reconstruction
- L’ONU avertit de nouveau d’une crise énergétique dans le Golfe après des attaques contre des navires
- Les États-Unis et l’Iran négocient un nouveau cessez-le-feu et le trafic maritime
- Les exportations pétrolières saoudiennes restent sous pression en raison des attaques et des détours
Dieser Artikel wurde mit Hilfe künstlicher Intelligenz erstellt.