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Nachrichten.fr · July 13, 2026

Pourquoi les incendiaires mettent le feu : le bref moment de soulagement

Paris – 13.07.2026 : Dans de nombreuses régions de France, les secours sont sous pression depuis plusieurs jours. La fumée s’étend au-dessus des champs et des forêts, des routes sont fermées, des habitants sont mis en sécurité à titre préventif. Parallèlement aux opérations d’extinction, des enquêtes sont menées sur les causes possibles des incendies. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a déclaré ce week-end que, depuis le début de l’été, 32 personnes avaient été arrêtées car elles sont soupçonnées d’avoir déclenché des incendies.

Ce chiffre ne dit toutefois rien des motivations qui ont pu animer certains mis en cause. Il existe des différences considérables entre la négligence, l’incendie volontaire commis délibérément à la suite d’un conflit et une pyromanie relevant de la psychiatrie. Les enquêteurs doivent d’abord sécuriser le point de départ d’un feu, vérifier les éventuelles causes techniques et analyser les témoignages ainsi que les traces. Les personnes arrêtées bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision judiciaire.

Le psychiatre et expert judiciaire Laurent Layet décrit la pyromanie comme un trouble du contrôle des impulsions. Les personnes concernées pourraient ressentir une tension intérieure croissante avant le passage à l’acte, suivie, au moment d’allumer un feu, d’un bref instant de soulagement. Ce soulagement ne dure toutefois pas. C’est précisément pourquoi le terme de pyromane n’est pas une explication que l’on peut facilement appliquer à tout incendie volontaire.

Selon les spécialistes, ce trouble est rare. Les personnes qui mettent le feu n’agissent en aucun cas automatiquement par fascination pour les flammes ou sous l’effet d’une telle impulsion. Les infractions d’incendie peuvent également être motivées par la colère, la vengeance, des intérêts économiques, la tentative de dissimuler d’autres crimes, ou encore une imprudence risquée aux conséquences graves. L’appréciation pénale et psychiatrique d’une affaire exige donc un examen précis de chaque accusation.

Pour les régions touchées, cette distinction est d’abord secondaire. Ce qui compte, c’est de savoir si les habitations, les terres agricoles et les personnes peuvent être protégées. Dans les Pyrénées-Orientales, un incendie près d’Ille-sur-Têt a ravagé ces derniers jours environ 4 900 hectares de végétation, selon la Gendarmerie. Les gendarmes ont soutenu les évacuations, sécurisé les axes de circulation et participé aux investigations sur l’origine du sinistre.

La sécheresse extrême et la chaleur accroissent le risque qu’une petite étincelle se transforme rapidement en un grand incendie. Selon le gouvernement, neuf incendies de forêt et de végétation sur dix sont d’origine humaine ; cela inclut toutefois les actes intentionnels comme involontaires. La prévention, les restrictions dans les zones à risque et les signalements rapides de la population restent donc un élément essentiel de la protection.

L’analyse de Laurent Layet rappelle que le terme de pyromanie recouvre un sujet médical complexe. Il ne doit servir ni d’excuse à des actes destructeurs ni d’étiquette hâtive pour des suspects. Tandis que la police et la justice élucident chaque affaire, les pompiers sur le terrain conservent une mission immédiate : prévenir de nouveaux incendies et mettre les personnes à l’abri de la zone de danger.

Sources

  • Gendarmerie nationale
  • Gouvernement français
  • TF1 Info
  • Le Monde

Dieser Artikel wurde mit Hilfe künstlicher Intelligenz erstellt.