Paris – 06.07.2026 : Par temps de chaleur persistante, boire régulièrement est la principale mesure de prévention contre la déshydratation – idéalement avant d’avoir soif. Les autorités sanitaires françaises, comme Santé publique France, soulignent que les pertes de liquide et de sel liées à la transpiration doivent être compensées en continu. Un apport insuffisant peut provoquer fatigue, vertiges, maux de tête et, dans les cas extrêmes, un coup de chaleur avec un collapsus circulatoire.
L’eau est recommandée comme boisson de référence. L’eau du robinet est considérée comme sûre en France et suffit au quotidien. Ceux qui trouvent son goût monotone peuvent opter pour des tisanes non sucrées, des jus de fruits dilués ou de l’eau avec une tranche de citron. Ce qui compte, c’est la régularité : de petites quantités à intervalles rapprochés sont mieux tolérées que de rares grandes quantités. Les boissons très froides n’apportent pas d’avantage démontré par rapport à des boissons fraîches ou tièdes et peuvent provoquer des troubles digestifs chez les personnes sensibles.
En cas d’augmentation de la transpiration – par exemple lors d’un travail physique, d’un effort sportif ou dans des locaux peu climatisés – l’apport en sodium est particulièrement important. On recommande des boissons salées, des bouillons clairs ou des solutions de réhydratation orale adaptées. Pour les personnes qui s’entraînent longtemps ou intensément, les boissons électrolytiques à teneur modérée en sucre peuvent convenir ; elles doivent offrir un équilibre entre eau, sodium et glucides. Pour les nourrissons, les personnes âgées et les malades chroniques : un plan de boisson avec de petites prises fréquentes s’impose, éventuellement complété par des solutions électrolytiques prescrites par un médecin.
Ne conviennent pas les boissons rafraîchissantes très sucrées, les jus de fruits très concentrés sans dilution, l’alcool et les boissons très riches en caféine. Elles peuvent augmenter l’élimination de l’eau, atténuer la sensation de soif ou perturber la glycémie. Le café glacé, les boissons énergisantes et le maté ou le thé noir à forte teneur en caféine doivent donc être consommés en quantités limitées en période de chaleur. Les soi-disant eaux ‘miracle’ ne remplacent pas un apport équilibré en liquides et en sels.
Les signes d’alerte de déshydratation sont la bouche sèche, des urines foncées ou en quantité réduite, des vertiges, des crampes musculaires, une fatigue inhabituelle et une confusion. En cas de tels symptômes, boire immédiatement, de préférence de l’eau ou une solution de réhydratation adaptée. Si les symptômes persistent, surviennent des vomissements, des troubles de la conscience ou une diurèse très faible, il faut consulter sans délai un médecin.
Outre le choix des boissons, des conseils de base demeurent importants : réduire l’effort physique, porter des vêtements légers, rafraîchir ou ombrager les pièces, aérer régulièrement et utiliser judicieusement ventilateurs ou climatiseurs. Les familles, voisins et aidants doivent porter une attention particulière aux nourrissons, aux personnes très âgées et à celles vivant seules. Santé publique France, la caisse d’assurance maladie Ameli et le Ministère des Solidarités et de la Santé publient en continu des informations et des alertes chaleur sur leurs pages.
Sources
- Santé publique France – Bulletin 03.07.2026
- Ameli – Canicule et déshydratation
- Service Public – Protection contre la chaleur
- Ministère des Solidarités et de la Santé – Recommandations
- franceinfo – reportage radio 06.07.2026
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