Paris – 02.06.2026 : Le temps d’attente moyen dans les services d’urgence français a atteint un nouveau record en 2023. Une enquête du ministère français de la Santé révèle que les patients doivent attendre en moyenne 3 heures et 10 minutes avant le début du traitement médical. Cela représente une augmentation d’environ une heure par rapport aux données de 2013.
L’étude ne décrit pas seulement la durée totale jusqu’au traitement, mais fournit également des informations détaillées sur les différentes phases du séjour. Ainsi, la moitié des patients attend moins de 8 minutes pour une première évaluation, appelée triage. Après cette évaluation, le temps moyen avant le début effectif du traitement est inférieur à 16 minutes. Au total, le temps entre l’enregistrement et le début du traitement est inférieur à 30 minutes pour la moitié des patients. En revanche, environ 10 % des patients en urgence subissent des temps d’attente de plus de deux heures.
Selon le déroulement du séjour, la durée de la prise en charge varie considérablement. Les patients renvoyés chez eux après le traitement restent en moyenne 2 heures et 30 minutes dans le service d’urgence. La durée de séjour est nettement plus longue pour ceux qui sont hospitalisés : leur séjour moyen dépasse cinq heures. La situation est particulièrement problématique pour les patients transférés en unités d’observation de courte durée. Leur durée moyenne de séjour atteint désormais près de 15 heures.
L’étude identifie plusieurs causes à l’allongement des temps d’attente. Les problèmes structurels du système de santé français jouent un rôle essentiel. Parmi eux, le manque de médecins généralistes conduit de nombreux patients à se tourner vers les services d’urgence comme premier recours médical, même lorsque leur situation n’est pas urgente. De plus, le nombre croissant de patients âgés aux problèmes de santé souvent plus complexes contribue à l’allongement des durées de séjour. La surcharge en personnel et en infrastructures des services d’urgence entraîne ainsi une augmentation des temps d’attente et complique une prise en charge rapide.
Les temps d’attente croissants dans les services d’urgence soulèvent des questions sur la sécurité et la qualité des soins. Une attente plus longue peut affecter négativement les résultats des traitements, notamment dans les cas critiques. Les spécialistes réclament donc une amélioration de l’organisation et une meilleure coordination entre les soins ambulatoires et hospitaliers pour réduire la pression sur les structures d’urgence. Parallèlement, davantage de ressources doivent être allouées pour répondre aux exigences croissantes. Les données disponibles illustrent les défis auxquels le système de santé français est actuellement confronté.
Les résultats de l’étude ont été relayés par divers médias, notamment les sites internet de la Drees et du ministère de la Santé ainsi que dans les articles de journaux français renommés. Ils constituent une base importante pour des décisions politiques visant à améliorer la prise en charge d’urgence et à accroître la satisfaction des patients.
Sources
- Drees
- Ministère de la Santé France
- La Dépêche du Midi