Washington – 25.07.2026 : Le président américain Donald Trump a aggravé le conflit avec l’Union européenne au sujet de ses règles numériques. Un jour après la décision de la Commission européenne d’infliger à Google des sanctions totalisant 890 millions d’euros, Trump a annoncé vendredi une enquête officielle sur les pratiques commerciales de l’UE. Il a également évoqué des droits de douane supplémentaires contre l’Union, sans préciser leur ampleur, leur date d’entrée en vigueur ni les catégories de produits concernées.
Deux décisions de la Commission, datées du 23 juillet, sont à l’origine de cette situation. Google doit verser 460 millions d’euros pour avoir favorisé l’affichage de ses propres services dans son moteur de recherche. Une autre amende de 430 millions d’euros concerne les règles de la boutique d’applications Google Play qui, selon Bruxelles, empêchaient les entreprises d’orienter efficacement les clients vers des moyens d’achat alternatifs et souvent moins coûteux.
La Commission européenne considère ces deux pratiques comme des violations de la législation sur les marchés numériques, le Digital Markets Act. Ce règlement oblige les grandes plateformes numériques à ne pas utiliser leur puissance de marché pour favoriser leurs propres offres et à accorder aux utilisateurs professionnels des conditions d’accès plus équitables aux clients. Google avait déjà été désigné en septembre 2023 comme contrôleur d’accès numérique particulièrement important pour son moteur de recherche.
Trump a qualifié les sanctions contre les groupes technologiques américains d’illégales et d’éthiquement inacceptables. L’Union européenne en paiera un prix très élevé, a-t-il déclaré dans une publication sur les réseaux sociaux. Outre Google, il a également cité Apple, Meta et Amazon. Selon lui, l’enquête annoncée doit déterminer si l’UE traite injustement les entreprises américaines par ses règles et ses amendes.
Cette déclaration accroît l’incertitude en matière de politique commerciale entre Washington et Bruxelles. Une enquête ne constitue pas encore une décision d’imposer de nouveaux droits de douane. Trump a toutefois explicitement menacé d’instaurer des droits de douane importants si son administration conclut que les groupes américains sont désavantagés. La Commission justifie au contraire ses mesures par l’application du droit européen de la concurrence et des plateformes, qui doit s’appliquer à toutes les entreprises concernées.
Pour Google, ces décisions combinent des conséquences financières et des obligations d’adapter ses pratiques commerciales. La Commission distingue clairement le fait de favoriser ses propres services dans les résultats de recherche des restrictions concernant les liens d’achat dans Google Play. Les deux procédures concernent des domaines centraux du quotidien numérique des consommateurs et des développeurs d’applications dans l’Union européenne.
Dans un premier temps, la Commission européenne n’avait pas réagi officiellement à la dernière annonce de Trump. Le différend associe désormais deux domaines de conflit : le contrôle européen des grandes plateformes en ligne et le commerce déjà tendu entre l’UE et les États-Unis. La question de savoir si Washington imposera effectivement de nouveaux droits de douane reste ouverte après l’annonce de Trump du 24 juillet.
Sources
- Commission européenne
- Associated Press
- Reuters via Investing.com
- AFP via Boursorama
Artikel mit Hilfe künstlicher Intelligenz erstellt (Transparenzhinweis im Sinne von Artikel 50 der Verordnung (EU) 2024/1689 – EU AI Act).