Georgetown – 19.07.2026 : Un grave accident de ferry s’est produit dans la nuit au large des côtes du Guyana. Selon les autorités, le MV Barima a chaviré près de l’embouchure du fleuve Pomeroon, dans le nord de ce pays d’Amérique du Sud. Il y avait à bord 116 passagers et membres d’équipage. Au moins 53 personnes ont dans un premier temps pu être secourues. Le nombre d’occupants encore portés disparus restait inconnu dimanche à la mi-journée, heure locale.
Le ferry reliait la capitale Georgetown à Port Kaituma, une localité isolée du nord-ouest du Guyana. Peu après un appel de détresse reçu vers 23 h 01, selon le ministre du Travail Juan Edghill, une vaste opération de recherche a été lancée. Des unités de l’Etat et des bateaux privés ont été envoyés dans la zone maritime. Les secours se concentrent d’abord sur la localisation rapide des survivants et leur prise en charge médicale.
Le vice-président Mark Phillips, qui coordonne l’intervention du gouvernement, a déclaré que de nouveaux sauvetages étaient attendus avec le lever du jour. Cet espoir repose sur le nombre de personnes déjà récupérées, mais ne constitue pas encore une levée d’alerte. Aucune information officielle confirmée sur d’éventuelles victimes n’était initialement disponible. Les autorités n’avaient pas non plus communiqué dimanche d’éléments certains sur la cause du chavirement.
Selon Juan Edghill, le MV Barima était équipé de 250 gilets de sauvetage, de deux radeaux de sauvetage rigides et de six radeaux de sauvetage gonflables. La question de savoir si, et dans quelle mesure, ces équipements de sécurité ont pu être utilisés lors de l’accident fait partie de l’enquête en cours. Le nombre élevé de gilets de sauvetage pourrait être d’une importance décisive pour les équipes de recherche, mais il ne remplace pas un bilan fiable de toutes les personnes à bord.
Pour les proches, une attente angoissante a commencé tandis que les recherches se poursuivaient sur l’eau. La liaison le long de la côte nord du Guyana relie Georgetown à des régions particulièrement dépendantes des transports maritimes. C’est précisément pourquoi un accident comme celui-ci touche non seulement les personnes directement concernées, mais aussi de nombreuses familles et communautés pour lesquelles les ferries constituent une partie indispensable du quotidien.
La priorité est désormais de secourir les passagers et les membres d’équipage qui n’ont pas encore été retrouvés. En parallèle, les autorités maritimes compétentes devraient examiner les circonstances du chavirement : les conditions météorologiques et l’état de la mer, l’état technique du navire, son chargement ainsi que le déroulement des opérations après l’appel de détresse devraient vraisemblablement faire l’objet d’une enquête. D’ici là, le chiffre de 53 personnes secourues constitue un bilan provisoire confirmé, et non un bilan définitif.
Le gouvernement guyanais n’a jusqu’à présent publié ni liste des personnes secourues ni informations sur leur état de santé. Les noms d’éventuelles personnes disparues n’ont pas non plus été communiqués. Dans les prochaines heures, il sera déterminant de savoir si les bateaux de recherche repèrent d’autres personnes et si les radeaux de sauvetage ou d’autres objets flottants peuvent être localisés dans la zone de recherche. Les autorités ont demandé de faire preuve de retenue face aux informations non confirmées.
Sources
- Associated Press
- Franceinfo
- Gouvernement du Guyana, déclarations du vice-président Mark Phillips et du ministre du Travail Juan Edghill