Paris – 20.07.2026 : Toute personne qui loue une voiture pendant les vacances d’été devrait documenter avec une attention particulière l’état du véhicule avant le départ. Cette recommandation fait suite à des signalements de possibles litiges concernant des rayures ou d’autres dommages qui pouvaient déjà être présents lors de la remise du véhicule. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a actualisé en mai 2026 ses informations sur la location de véhicules.
Un état des lieux détaillé, confirmé par les deux parties, est déterminant. Les bosses déjà présentes, les dommages à la peinture, les pièces manquantes ou les salissures inhabituelles doivent y être consignés avec précision. Selon la DGCCRF, le document doit être signé lors de la prise en charge et de la restitution de la voiture. Sans cette consignation, il peut être nettement plus difficile pour les locataires de contester ultérieurement une demande de frais de réparation.
En pratique, il est également conseillé de photographier ou de filmer le véhicule sous un éclairage suffisant, sous tous les angles. Des images des jantes, des pare-chocs, du pare-brise, du toit et de l’habitacle peuvent compléter l’inventaire écrit. Elles ne remplacent toutefois pas l’état des lieux. Il est important que les anomalies ne soient pas seulement signalées oralement, mais expressément inscrites dans les documents du loueur.
Le contrat mérite également une attention particulière avant sa signature. Le loueur doit informer clairement sur les prix, le dépôt de garantie, les conditions de restitution, les règles relatives au kilométrage, les frais de carburant et les éventuelles prestations supplémentaires. En cas de location en agence, un devis détaillé gratuit est prévu. Pour les réservations en ligne, les informations déterminantes doivent être disponibles de manière compréhensible sur le site internet.
L’assurance responsabilité civile légalement obligatoire est incluse dans le prix de base de la location, mais elle couvre en principe les dommages causés à des tiers. Les dommages subis par la voiture de location elle-même, un vol ou les blessures du conducteur peuvent, selon le contrat, ne pas être couverts ou ne l’être que partiellement. Les assurances complémentaires et le montant de la franchise doivent donc être vérifiés avant la conclusion du contrat. Les assurances liées à une carte de crédit ou les assurances privées existantes peuvent également déjà inclure certaines garanties.
Lors de la restitution, la DGCCRF conseille de contrôler à nouveau le véhicule conjointement, si possible en présence d’un employé. Toute personne qui laisse simplement les clés et le véhicule sur un parking en dehors des heures d’ouverture peut, dans certaines circonstances, rester responsable jusqu’à la remise en main propre. En outre, un manque de carburant, une restitution tardive ou des kilomètres supplémentaires peuvent entraîner des frais, à condition que le prix et la méthode de calcul soient indiqués dans le contrat.
En cas de facture contestée malgré tout, les locataires devraient contacter par écrit le service client du loueur et conserver des copies du contrat, des états des lieux, des photos ainsi que de toutes les factures. En l’absence d’accord, les consommateurs peuvent saisir le médiateur de la consommation compétent ou une organisation de consommateurs. La protection la plus importante commence toutefois avant le départ : tout dommage préexistant visible doit être consigné de manière claire et vérifiable.
Sources
- Franceinfo-RSS, 20.07.2026
- DGCCRF : Location de véhicules – réglementation en vigueur, 13.05.2026
- Service-Public : Assurance pour les voitures de location, vérifié le 18.09.2025