Mailhoc – 21.07.2026 : Un champ au nord du Tarn est devenu le lieu d’une certitude que la famille a dû attendre pendant des années. Le parquet général de Toulouse a confirmé que les restes osseux retrouvés le 16 juillet près de Mailhoc appartiennent à Delphine Aussaguel. Les analyses ADN ont été réalisées par l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie, l’IRCGN, à Pontoise.
Delphine Aussaguel, connue sous le nom de Delphine Jubillar, avait disparu dans la nuit du 16 décembre 2020 de son domicile à Cagnac-les-Mines, près d’Albi. Cette infirmière et mère de deux enfants, alors âgée de 33 ans, est restée disparue pendant plus de cinq ans et demi. Pour ses proches, l’identification constitue désormais une étape douloureuse mais décisive pour sortir de l’incertitude.
La gendarmerie avait fouillé les terrains situés le long de la route entre Mailhoc et Villeneuve-sur-Vere les 16 et 17 juillet, avec un important dispositif. Environ une centaine d’agents ont participé aux recherches. Selon la justice, des indications fournies par Cedric Jubillar ont conduit les enquêteurs jusqu’à cet endroit. Les éléments retrouvés ont ensuite été transportés à Pontoise pour examen médico-légal.
Cedric Jubillar avait été condamné en octobre 2025 à 30 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse ; il a fait appel de cette décision. Début juillet, ses nouveaux avocats ont déclaré que leur client avait reconnu sa responsabilité dans la mort de Delphine Aussaguel. La portée juridique et factuelle exacte de ces déclarations reste au coeur de la procédure.
Avec la confirmation par ADN, l’affaire n’est pas close. Les enquêteurs et les experts médico-légaux doivent encore déterminer quelles autres traces sont présentes sur le lieu de la découverte et si elles permettent de tirer des conclusions sur la cause du décès ou le déroulement des faits. La justice ne s’est jusqu’à présent pas exprimée en détail sur d’éventuelles autres découvertes ni sur les expertises en cours.
Le procès en appel pourrait également être influencé par ces nouveaux éléments de preuve. L’audience devant la cour d’assises de la Haute-Garonne à Toulouse est actuellement prévue à partir du 21 septembre 2026. Selon des informations de presse, la défense a estimé qu’un report était nécessaire afin d’examiner cette nouvelle situation. La décision concernant un éventuel changement de date revient à la présidente compétente.
Pour les frères et soeurs ainsi que les autres proches de Delphine Aussaguel, le droit du procès n’est pas la priorité immédiate. Leur avocat, Laurent de Caunes, a déclaré que la famille restait unie dans son deuil et suivrait attentivement les prochaines étapes de la justice. Après des années de spéculations publiques, l’identification n’apporte pas de soulagement simple, mais elle donne au deuil un lieu et un nom établis.
Sources
- Franceinfo
- Le Monde
- Parquet général de Toulouse
- Institut de recherche criminelle de la gendarmerie (IRCGN)