Toulouse – 06.07.2026 : Cédric Jubillar a, selon son avocat commis d’office, reconnu pour la première fois sa responsabilité dans la mort de son épouse Delphine Aussaguel dans un document écrit. Plusieurs médias régionaux et nationaux ont publié lundi des déclarations de l’avocat Pierre Debuisson, qui a confirmé avoir reçu un long aveu manuscrit. Il ne s’est pas exprimé sur les détails du contenu. Aucune déclaration officielle du parquet n’était disponible dans l’immédiat.
L’affaire occupe la France depuis décembre 2020, lorsque l’infirmière, âgée de 33 ans à l’époque, a disparu de la maison du couple à Cagnac-les-Mines. Malgré d’importantes recherches, le corps n’a toujours pas été retrouvé. À l’automne 2025, une cour d’assises d’Albi a condamné le mari pour meurtre à 30 ans de réclusion. La défense a interjeté appel ; le nouveau procès est fixé au 21.09.2026 devant la cour d’appel de Toulouse.
Selon La Dépêche du Midi, Franceinfo, Le Parisien et TF1 Info, Debuisson a reçu le document directement de son client. Il s’agit, d’après ces sources, d’une lettre personnelle et longue qui reconnaît la culpabilité. Il reste incertain que la lettre contienne des indications opérationnelles utiles à l’enquête, notamment sur le lieu des restes ou sur un éventuel déroulement des faits. Ces points sont considérés comme des lacunes centrales depuis le début de la procédure.
D’un point de vue juridique, cet aveu pourrait peser lors du procès en appel à venir. En France, la deuxième instance réexamine l’ensemble du dossier. La défense et le parquet devront examiner si et sous quelle forme l’écrit peut être introduit dans l’instruction. Des questions sur l’authenticité, les circonstances de rédaction et le caractère volontaire de l’aveu devraient également intervenir. À ce stade, il n’existe aucun indice de mesures d’enquête supplémentaires immédiatement après la communication.
Pour les proches de Delphine Aussaguel, la nouvelle constitue une nouvelle épreuve dans une affaire marquée depuis des années par l’incertitude. La disparition sans corps avait rendu les recherches particulièrement difficiles et avait fortement appuyé l’accusation sur des indices lors du premier procès. Les observateurs s’attendent à ce que la cour d’appel examine soigneusement ce nouvel élément, sans perdre de vue le principe de la présomption d’innocence dans le cadre de la procédure en cours.
À l’approche de l’audience de septembre, il reste ouvert de savoir si l’aveu donnera lieu à des demandes procédurales ou si la stratégie de la défense sera réajustée. Il est cependant certain que la lettre — si elle est admise — pourrait réordonner le débat sur le mobile, le déroulement des faits et les circonstances jusqu’ici non élucidées.
Sources
- Franceinfo
- La Dépêche du Midi
- Le Parisien
- TF1 Info